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Comment gérer les commandes de restaurants quand on est producteur ?

Publié le 3 juillet 2026

Livraison du matin à la porte de la cuisine : la caisse de légumes change de mains, le bon de livraison se signe sur place

Une commande de restaurant se perd rarement à la livraison : elle se perd avant, dans un fil de messages, un coin de carnet ou une quantité notée à la volée. Et elle se complique après, parce que ce qui a été commandé n'est pas toujours ce qui part : la récolte décide, le disponible bouge, et l'écart doit se retrouver sur la facture.

La méthode qui tient : un bon de commande par commande, saisi une seule fois, avec le client, les quantités commandées et la date de livraison. Vous ajustez ensuite les quantités disponibles, le bon de livraison détaillé en découle, et la facture reprend ces quantités-là, taux de TVA compris. Rien ne se recalcule à la main.

Pourquoi les commandes pro sont plus délicates que les paniers ?

Un panier, c'est un contenu, une date, un client. Une commande de restaurant, c'est un tarif négocié par client, des quantités qui bougent entre la commande et la livraison, parfois deux taux de TVA sur la même facture, et des caisses consignées qui doivent revenir.

Ajoutez la façon dont ces commandes arrivent, un message du chef tard le soir, un appel entre deux services, et vous obtenez le cocktail parfait pour l'oubli : la commande qui vit dans votre téléphone au lieu de vivre dans votre système.

Le bon de commande : la pièce qui change tout

Quelle que soit la façon dont la commande arrive, elle devient un bon de commande, saisi une fois : le client, les quantités commandées, la date de livraison. À partir de là, elle a une existence propre, un statut, une trace. Elle ne dépend plus de votre mémoire.

C'est aussi ce qui rend la ferme transmissible un matin de coup dur : n'importe qui peut ouvrir la liste des commandes de la semaine et savoir quoi préparer pour qui.

Commandé, disponible : facturer juste sans recalculer

Le restaurant a commandé vingt bottes, la récolte en donne seize : c'est le quotidien, pas un incident. Le piège est comptable : si l'écart entre commandé et livré se recalcule à la main au moment de facturer, l'erreur finit tôt ou tard sur une facture, et c'est la relation qui trinque.

Dans un outil pensé pour ça, chaque ligne porte deux quantités : la commandée et la disponible. Vous ajustez la disponible au moment de la préparation, le bon de livraison détaillé sort prêt à signer, et la QR-facture reprend exactement ces quantités, avec le bon taux de TVA par produit. Le commandé reste visible : chacun sait ce qui a été demandé et ce qui est parti.

Les caisses consignées : arrêter d'en perdre

Les caisses partent pleines et reviennent quand elles reviennent. Sans décompte, elles se dispersent entre les cuisines, et personne n'ose facturer une caisse à un bon client.

Le principe qui marche : un décompte par type de caisse et par client, tenu à chaque livraison. Combien de G1, de G2, d'IFCO chez qui. Ce n'est pas de la méfiance, c'est de la clarté, et les chefs la respectent.

Préparer la tournée sans refaire les listes

Le matin de livraison, la question n'est pas « qui a commandé quoi » mais « combien je charge au total ». Les totaux par produit, tous clients confondus, se calculent depuis les bons de commande : vous chargez juste, puis livrez client par client avec chaque bon de livraison.

La logistique pro reste séparée du flux des particuliers : les paniers du samedi ne se mélangent pas à la tournée des restaurants.

Combien ça coûte ?

Chez Court Circuit, les tarifs sont publics : CHF 39.– par mois pour le socle, facturation QR, hébergement en Suisse et support compris, plus CHF 19.– pour les commandes pro. Soit CHF 58.– par mois pour un producteur qui livre des professionnels.

La mise en route est accompagnée, dès CHF 250.–, et garantie : elle n'est terminée que lorsque votre espace tourne et que vous êtes autonome.

Questions fréquentes

Mes restaurants doivent-ils changer leur façon de commander ?

Non. Le chef continue de commander comme il le fait, par téléphone ou par message. La différence est chez vous : la commande est saisie une fois comme bon de commande, et la préparation, le bon de livraison et la facture en découlent.

Comment gérer deux taux de TVA sur la même facture ?

Chaque produit porte son taux, et la facture ventile automatiquement les montants par taux, conformément à la QR-facture suisse. C'est le cas typique d'une épicerie ou d'un restaurant qui commande à la fois des produits alimentaires et d'autres articles.

Puis-je avoir des prix différents selon les clients ?

Oui. Chaque client professionnel a ses tarifs, appliqués automatiquement à ses commandes. Le prix négocié avec un restaurant ne dépend plus d'une colonne de tableur ni de votre mémoire.

Le calcul honnête se fait avec vos chiffres à vous : commandes par semaine, minutes de recopie, soirées de compilation.

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